Le voyage
Quelques cachets un huit juillet
Pour oublier, ne plus penser
Laissant sur table, quelques feuillets
Pour dire combien elle les aimait
Le sommeil gagne, et l'alourdit
Dans son esprit, défile sa vie
Ses amours et son tout petit
Sans un sursaut, elle est partie
"Oubliez moi, je n'veux plus vivre
Je veux aller sur l'autre rive
Je veux m'enfuir, quoiqu'il arrive"
Hurle son âme à la dérive
Elle espérait le beau "voyage"
Sans maquillage et sans bagages
Et s'évader par nuit d'orage
Vers un ciel clair et sans nuages
Elle se voulait Oiseau de Feu
Princesse aimée par tous les Dieux
Désavouée par quelques gueux
Confiante auprès de ses aïeux
Elle ne fut rien de tout cela
Suivit son chemin pas à pas
Vivant un destin ici bas
Qui l'a trahie, l'a mise en croix
Florence
