Tu es parti
Tu étais si proche, maintenant tu es si loin. L'espace d'une seconde a suffit pour que tu partes.
Tu es partie sans qu'on se dise un au revoir, sans que pour une dernière fois tu me serres tout contre toi comme j'aimais tant que tu le fasses.
Et pourtant, sans mots ni gestes, je sais que tu m'as vu, que tu as entendu tout ce que j'ai pu te dire, notamment la promesse que je t'ai faite. Cette promesse Kiki je la tiendrais mais je te demande juste de me laisser le temps d'y arriver.
A l'heure d'aujourd'hui, malgré tous les efforts fournis, je suis incapable de rien. Je passe mes journées, mes nuits à pleurer en pensant à toi. Je n'arrive pas à me reconstruire. Je nous revois souvent quand on était petit, déjà là tu étais si beau, j'adorais ta bouille que je ne cessais d'embrasser à longueur de journée. Combien de fois t'ai-je entendu le dire avec un petit sourire : « Je me souviens très bien que tu faisais que m'embrasser » C'était ma façon à moi de te dire combien je t'aimais et combien j'étais fière d'avoir un petit frère comme toi.
Depuis que tu es partie, rien n'est plus pareil. Ma vie a complètement changé, plus rien ne peut me faire autant de peine. Je t'aimais plus que ma propre vie. J'espère que tu es heureux là où tu es et que tu veilles sur nous.
J'ai toujours dans l'espoir de te revoir, je ne devrais pas trop rêver je le sais, mais je le voudrais tellement. J'ai l'impression à chaque fois que tu vas passer la porte, qu'on va se prendre dans les bras comme nous avions l'habitude de le faire à chacune de nos rencontres.
Pourquoi, pourquoi es-tu parti, c'est fini toute ma vie je ne reverrais plus ton sourire que j'aimais tant. Tu es parti, je ne le voulais pas, toi que j'ai vu grandir pas à pas. Qu'est-ce que je donnerais pour te voir revenir, pour t'entendre dire « J'ai décidé de rester » Mais tu es bien parti, nous tous en pleurs, de ne plus t'avoir dans notre vie, mais toujours dans notre c½ur.
L'image qui me revient le plus souvent, c'est quand je t'es vu allongé dans ce cercueil tel un ange. Tu étais si beau, on aurait cru que tu dormais. Je tenais ta main qui ne répondait plus à mes appels pressants, me déchirant le c½ur en supplice inhumain. Ta pauvre main inerte me glaçait les doigts, tes yeux ne voyaient plus, tes jolis yeux si doux, ta bouche ne disait plus un mot. Mon kiki, toi si vivant hier, comment étais tu là ? Et quand ils ont refermé le cercueil, quand je t'ai dit « Je t'aime mon kiki, ne me laisses pas STP » là j'ai su que jamais tu ne reviendrais.
Un grand livre doré se fermait. Tu es parti sans qu'on se dise au revoir.
Ta s½ur qui t'aime et qui pense très fort à toi.